dimanche 29 juin 2008

Valse d'espoir

Pour une première, ce film documentaire d’animation est une vraie réussite, injustement oubliée du palmarès du dernier Festival de Cannes.
L’histoire qui nous est racontée dans VALSE AVEC BACHIR est à la fois bouleversante et douloureuse. Cette impression est renforcée par le traitement de l’animation d’une beauté incroyable.
Plusieurs scènes restent en mémoire bien après la projection, comme la sortie de l’eau des trois soldats sous la lumière les fusées éclairantes qui se reflètent à la surface de l’eau ou cet autre soldat qui semble valser avec Bachir Gemayel sous une pluie de balles de snipers.

Ari Folman propose un vrai film politique et engagé qui montre une nouvelle fois les ravages de la guerre (ici Israéliens et Palestiniens dans un Liban à feu et à sang) sur les individus, pas ceux qui décident mais ceux qui exécutent les ordres et armes au poing traversent des villes à l’environnement hostile.
La perte de mémoire du réalisateur est juste un prétexte pour tenter de faire la lumière sur ce conflit et pointer du doigt les responsables du massacre de Sabra et Chatila (les milices Chrétiennes encadrées par l’armée israélienne)

Le cinéma israélien prouve depuis quelques années que les réalisateurs, loin des agissements de leur gouvernement, offrent une image de paix espérée, et dénoncent à chaque instant des actes barbares de politiques qui visiblement n’ont que peu d’intérêt à voir ce conflit prendre fin.

Aucun commentaire: