vendredi 13 juin 2008

Besoin d’amour

"Une vie agréable et baclée". C’est par ces quelques mots que se conclue, SAGAN, le film de Diana Kurys sur la vie passionnante et passionnée de l’auteur française. Mais ce n’est pas le sentiment que nous avons en voyant le film qui est une vraie réussite et nous en apprend un peu sur la femme plus que sur l’auteur.

Etant fan des biopics (j’avais adoré celui de TRUMAN CAPOTE, puis le faux biopic de Virginia Wolf, THE HOURS, et tant d’autres), j’ai aimé la façon dont est décrite la vie de Sagan en ne s’attachant pas à l’écrivain, ni à son œuvre mais plutôt à sa vie de femme, à ses combats, celui aspirant à une liberté insouciante et celui permanent de vouloir être aimée. Car c’est bien là la véritable histoire de Françoise Sagan et de ce film. Ce besoin incessant de connaitre l’amour avec des hommes ou des femmes, peu importe.

En choisissant de « bâclée » sa vie à sa guise, elle a abusée de l’alcool, de la drogue mais en conservant toujours l’esprit libre qui l’animait. Sagan avait de l’argent, elle le gaspillait. Sagan écourtait sa vie, peu importe, comme elle le disait elle-même, elle irait jusqu’au bout comme tout le monde.
Diane Kurys a eu l’intelligence de distiller tout au long de son film des mots savoureux, parfois drôle, parfois émouvant de Françoise Sagan.
Ce portait offre à Sylvie Testud un personnage qui l’habite véritablement. Ce n’est plus une interprétation mais du mimétisme. Espérons que le film ne sorte pas trop tôt pour que l’actrice concoure au prix du meilleur rôle féminin des César 2009.

La réussite de ce film fait qu’il donne envie de découvrir les œuvres de Françoise Sagan, « Bonjour Tristesse » ou « Aimez-vous Brahms ? » afin de connaitre un peu mieux cette femme à la vie agréable et bâclée.

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