dimanche 13 avril 2008

Critiques en vrac

Le Premier venu

Mais qu’est-il arrivé à Jacques Doillon pour réaliser un film aussi bancal. Scénario improbable, dialogues à la limite du ridicule, finale pitoyable. Bref il n’y a rien hormis le jeu naturel des comédiens (une spécialité de Doillon) mais ça ne suffit pas à nous faire aimer ce film qui restera comme l’un des plus mauvais du réalisateur.


Mataharis

Très bon film espagnol qui prend comme prétexte une agence de détective privé pour nous peindre le portrait de trois femmes et leur difficulté de couple. Les actrices sont magnifiques et on se laisse agréablement guider dans ce faux thriller.


Les 7 vierges

Encore un autre très bon film espagnol. Cette fois un adolescent, détenu en maison de redressement, obtient une permission de 48h pour le mariage de son frère. C’est durant ces deux jours qu’il va grandir entre soirée entre potes, petits larcins, règlement de compte entre gangs rivaux. Les scènes sont rythmées et les situations crédibles loin des clichés que parfois on peut voir dans les films français traitant du sujet.


Les Randonneurs à Saint-Tropez

Sans commentaire. Dans la vaine de DISCO ou ASTERIX. Tous ces films qui surfent sur le succès des comédies sans vraiment avoir de scénario.


Mongol

La vie de Gengis Khan ou en tout cas une partie. Entre réalité et fiction on parvient à être passionné par la vie de cet homme qui fut nourrir de vengeance dès son plus jeune âge et qui deviendra le barbare que le connait, qui avait un rêve : faire de la Mongolie une grande nation unie. Même s le film possède quelques défauts, on a envie de connaitre la suite de cette histoire légendaire.


Young Yakuza

Plongée dans l’univers des Yakuza. Ici point de règlement de compte, ni de sang versé. Jean Pierre Limosin (spécialiste français du Japon) s’intéresse à une jeune recrue et son initiation dans un milieu plein de code. On apprécie de voir les yakuza passer le temps en allant nager au bord d’une rivière, loin de ce que les clichés peuvent laisser supposer. Certaines scènes nous font oublier que nous somme dans un documentaire. Vivement que Jean-Pierre Limosin nous revienne avec un long métrage de fiction.

jeudi 3 avril 2008

Pleurs sur la ville

LES LARMES DE MADAME WANG nous emmène dans la Chine reculée, celle des campagnes, celle des exclus de l’ascension économique. Mais ce film nous montre aussi les derniers Hutongs de Beijing, amenés à disparaitre avant les Jeux Olympiques 2008.

Madame Wang nous fait participer à ce voyage, à la recherche d’un emploi de pleureuse car en ex-chanteuse d’Opéra, cette frêle jeune femme pleure à merveille pour les enterrements.

Parfois drôle, mais aussi réaliste face à la vie de cette population d’exclus, le film de Liu Bingjian est aussi très émouvant. L’une des scènes finales est bouleversante. Le film est monté comme un documentaire et le réalisme des scènes nous en donne l’impression. Encore du très bon cinéma asiatique.

Des gansters en veux tu en voilà

On a le sentiment après la vison de J’AI TOUJOURS RÊVE D’ÊTRE UN GANGSTER que Samuel Benchetrit s’est fait plaisir en allant piocher dans toute ses références cinématographiques. Il parvient en 3 parties à nous faire rire mais aussi à nous émouvoir. La partie la plus hilarante entant celle avec les deux kidnappeurs belges qui sont à mourir de rire.

On appréciera aussi l’introduction dont l’importance de la musique fait inévitablement penser à Tarantino. Mais le problème de ce genre de film à sketches c’est qu’il reste souvent inégal. C’est le cas ici même l’impression finale est plutôt bonne et plusieurs jours après l’avoir vu certaines scènes restent bien gravées en nous.