vendredi 1 août 2008
Le meilleur du cinéma français
Car ce film, à la fois drôle et émouvant, nous ramène à notre propre expérience de la cellule familiale dont chaque membre peut s’identifier à l’un des personnages du film. Que vous ayez dix, quinze, trente ou cinquante ans vous trouverez forcement un élément qui vous rappellera votre propre vie au sein de votre famille.
A travers cinq moments clefs d’une famille, cinq moments qui vont influencer leur vie, on est tour à tour ému, touché, heureux, triste, mais au final on est conquit.
Certaines scènes (nombreuses) vous restent en mémoire et, pour peu que vous écriviez des scénarios, vous font regretter de ne pas en avoir une l'idée (l'une des scènes finale est un petit bijou... pourquoi n'y ai-je pas pensé...
Voilà un film qui peut avoir le pouvoir de réconcilier le public avec le cinéma français trop souvent boudé, mais encore faudrait-il que les magazines spécialisés y mettent du leur.
Car voilà l’objet de mon coup de gueule : si le film a reçu de bonnes critiques, aucun article ne vient donner un coup de pouce au film alors dans les mêmes magazines on tartine des pages entières de mauvais films qui n’ont pas besoin de promo (le fade HANCOCK, l’absurde HULK…)
Je ne suis pas pour pousser à outrance le cinéma français qui souvent ne le mérite pas mais alors pourquoi nous casser les c… avec le populaire et gentil mais sans émotion BIENVENUE CHEZ LES CH’TIS, alors que d’autres films dont celui de Rémi Bezançon ne possèdent aucune couverture médiatique alors que justement ils nous procurent ce qu’on vient chercher au cinéma : de l’émotion.
Vu les critiques spectateurs d’Allociné, espérons que le bouche à oreille fonctionne et que ce film soit le succès surprise de l’été.
mardi 29 juillet 2008
Avis divers en été
MY NAME IS HALLAM FOE
Petit film britannique bien sympathique qui permet de revoir Jamie Bell dont les choix de films sont toujours intéressants.
LE BRUIT DES GENS AUTOUR
Film atypique de Diastème qui vaut surtout pour la prestation de ses comédiens dont la lumineuse Linh Dan Pham.
HANCOCK
Certes l’idée du héros hors norme, crade, vulgaire et détestable n’était pas mauvaise mais au final le film est sans intérêt, hormis quelques blagues par-ci par-là. Pour confirmer cette impression, la fin proposée est tellement… américain que c’est à gerber.
PAR SUITE D’UN ARRET DE TRAVAIL…
Film français sans prétention qui se laisse regarder.
MES AMIS, MES AMOURS
Adaptation plate d’un roman de Marc Levy, par sa propre sœur. Seules les scènes avec Florence Foresti sont amusantes.
NOS 18 ANS
Une bonne surprise. Je n’en attendais rien et finalement on passe un moment sympa qui nous rappelle aux bons souvenirs de nos années lycées avec un bonus une BO magnifique.
UN MONDE A NOUS
Après LES MAUVAIS JOUEURS, Frédéric Balekdjian revient avec un autre film d’ambiance romanesque, aussi réussit que le précédent. A noter l’excellente prestation du fils du réalisateur, Anton Balekdjian.
SOIT JE MEURS, SOIT JE VAIS MIEUX
Petite déception. Le début promettait beaucoup mais ensuite le film tourne en rond. Dommage.
LAKE TAHOE
Un film pour les fans des longs plans séquences fixes. Les autres peuvent se diriger vers un autre film.
SOUVENIR
Centième film d’Im Kwon-Taek qui n’atteint pas les sommets espérés. Cela reste du grand cinéma mais les choix scénaristiques plombent un peu l’émotion.
NIGHT AND DAY
Du Hong Sang-Soo comme on le connait et comme on l’aime. Qu’ils vivent en Corée du Sud ou comme ici, en France les hommes sont toujours aussi lâches et pitoyables.
L’INCROYABLE HULK
La première partie est bonne, la seconde est absurde, la dernière atteint le summum du ridicule. Bref passez votre chemin.
dimanche 29 juin 2008
Histoire britannique
Juste un petit mot sur BONS BAISERS DE BRUGES, un film britannique qui se laisse regarder sans atteindre des sommets. Point positif cependant la prestation de Colin Farrell qui s’en sort plutôt bien dans ce rôle de tueur à gages aux souvenirs douloureux, mais malheureusement le film ne va pas au bout de son intention. A voir si on a vraiment du temps.
Valse d'espoir
Pour une première, ce film documentaire d’animation est une vraie réussite, injustement oubliée du palmarès du dernier Festival de Cannes.
L’histoire qui nous est racontée dans VALSE AVEC BACHIR est à la fois bouleversante et douloureuse. Cette impression est renforcée par le traitement de l’animation d’une beauté incroyable.
Plusieurs scènes restent en mémoire bien après la projection, comme la sortie de l’eau des trois soldats sous la lumière les fusées éclairantes qui se reflètent à la surface de l’eau ou cet autre soldat qui semble valser avec Bachir Gemayel sous une pluie de balles de snipers.
Ari Folman propose un vrai film politique et engagé qui montre une nouvelle fois les ravages de la guerre (ici Israéliens et Palestiniens dans un Liban à feu et à sang) sur les individus, pas ceux qui décident mais ceux qui exécutent les ordres et armes au poing traversent des villes à l’environnement hostile.
La perte de mémoire du réalisateur est juste un prétexte pour tenter de faire la lumière sur ce conflit et pointer du doigt les responsables du massacre de Sabra et Chatila (les milices Chrétiennes encadrées par l’armée israélienne)
Le cinéma israélien prouve depuis quelques années que les réalisateurs, loin des agissements de leur gouvernement, offrent une image de paix espérée, et dénoncent à chaque instant des actes barbares de politiques qui visiblement n’ont que peu d’intérêt à voir ce conflit prendre fin.
Comme des grands
Après la déception, à la fois pour le public et pour eux, de l’adaptation ratée des DALTONS, due en grande partie à l’incompétence de Philippe Haim, on a l’heureuse surprise de voir Eric et Ramzy dans SEULS TWO tels qu’ils sont : drôles, incisifs et multipliant les blagues à caractères racistes en mettant de côté le politiquement correct français qui considère comme un délit le fait de se moquer des arabes, des blacks, des juifs, des asiats, des gays, des handicapés…
Eric et Ramzy, pour leur première réalisation, enchainent les gags comme des sketches, mais là où ils font fort, c’est que leur film se tient tant au niveau scénaristique que visuel. Ce n’est pas un enchainement de gags sans lien comme on aurait pu s’y attendre et comme c’est trop souvent le cas avec les comiques qui passent du one man show au septième art.
On passe un agréablement moment où les éclats de rire se succèdent dès les premières images.
samedi 21 juin 2008
Il était une fois en Wallonie
Comme à son habitude le cinéma belge nous offre un petit bijou d’humour décalé et d’émotion.
Sur fond d’amitié entre un revendeur de voitures et son cambrioleur, Bouli Lanners nous offre des plans soigneusement cadrés sur lesquels viennent s’accrocher des répliques et des scènes pleines d’humour.
Avec ELDORADO, on se rend compte que finalement il n’y a que le cinéma belge pour nous offrir une tendresse palpable au milieu de rires grinçants.
Les comédiens, dont le réalisateur lui-même, sont impeccables et magnifiquement mis en valeur par la mise en scène qui fait de ce road movie un des films incontournable de ce début d’été.
Monde parralèle
Film envoutant mais sans vraiment que je sache pourquoi.
Dès le titre, LA TROISIEME PARTIE DU MONDE, on est transporté ailleurs, puis le générique sur fond d’artefacts accompagnant la musique de Jay Jay Johanson, nous emmène encore plus loin et enfin le film qui ne ressemble à aucun autre, nous transporte vers un fantastique réaliste.
Et finalement on se laisse porter assez facilement par cette histoire étrange fait de disparition, de séduction, d‘amour et de suspicion.
La réalisation et le montage sont plaisants et même si, à l’instar de PHENOMENES, aucune solution ne nous est avancée, peu importe (j’en connais qui votn être content), on garde en tête les possibilités d’un autre monde qui nous sont exposées.
Plus dure sera la chute
On savait que les Wachowski n’étaient pas habitués à faire dans la subtilité scénaristique (soit franchement ridicule soit franchement tiré par les cheveux dans leur délire mystico-religieux). On en était même à se demander s’ils avaient eux-mêmes signés le scénario de BOUND, film à part dans leur filmographie.
Bref SPEED RACER, leur dernière réalisation, n’échappe pas à la règle. Ce qui est acceptable pour un manga ne l’est pas forcement pour un film live. On apprécie pourtant la première partie (elle ne dure que 10 minutes) et son univers très kitch mais ensuite tout n’est que courses automobile surnaturelle dans lesquelles on a du mal à trouver un quelconque intérêt.
L’issue du film est connue à l’avance et finalement plus qu’un film de réalisateurs, il faudrait ici créditer en haut de l’affiche le travail du designer qui a habillé la totalité du film.
Les Frères Wachowski ont presque inventé un nouveau verbe, to wachow : action d’oublier un film dès la fin du générique.
vendredi 13 juin 2008
Un peu d’humanisme dans ce monde pourri
Voilà un très beau film romanesque tirée de la vie d’un britannique, George Hogg, qui s’est sacrifié pour sauver des orphelins de l’invasion japonaise en Chine dans les années 30.
Malgré certains recours scénaristique un peu lourd, LES ORPHELINS DE HUANG SHI réussit à nous tenir en haleine et même (pour les âmes sensibles) à nous tirer quelques larmes car l’intérêt n’est pas dans la façon dont nous est contée cette histoire mais dans l’humanisme que dégage le personnage interprété par Jonathan Rhys Meyers et le fait historique, méconnu en Europe, qu’il décrit : l’invasion de la Chine par l’armée japonaise et les massacres de Nankin.
Oui mais pourquoi ?
Manquerait-il quelque chose au dernier film de M. Night Shyamalan ?
Car si on pouvait reprocher à ses films précédents d’être construits sur une révélation finale, PHENOMENES au contraire ne nous donne aucune solution, même pas l’ombre d’un indice.
Donc nous restons quelque peu sur notre fin en ayant l’impression d’avoir assisté à un reportage de Pierre Bellemare sur des phénomènes surnaturels sans nous en donner ses causes ou son issue.
C’est bien dommage, car justement on aurait aimé, pour vraiment apprécier ce film, qu’il existe une raison à cet enchainement de suicides.
A côté de ces défauts la mise en scène et le climat que M.N.S. installe prouve encore une fois que le réalisateur est doué dans ce genre d’exercice.
Finalement on peut se demander si le point fort de ses premières réalisations : le scénario, n’est pas devenu son point faible.
Nous attendrons encore son prochain film pour juger.
Il valait mieux mourir
Ca ressemble à une production EuropaCorp (côté obscure : TAXI, BANLIEU 13...) mais ca n’en est pas une. SKATE OR DIE en possède pourtant tous les codes : scénario inexistant, jeunes ados décervelés, la police tournée en ridicule, des acteurs proches de l’insupportable tellement ils jouent faux (seule Rachida Brakni s’en tire bien).
Bref le film n’est qu’une visite de Paris en roller. Tous les sites touristiques nous sont offerts. On se demande encore ce que Miguel Courtois est venu faire dans cette galère.
Seul point positif. Il ne dure qu’à peine 3 minutes : une poursuite sur le titre de Placebo "The Bitter End".
Au bout de l'ennui (EXCLUSIVITE - sortie nationale le 25/06)
Quand le scénariste de TRAINING DAY repasse à la réalisation on peut s’attendre à un film explosif. Malheureusement, une fois de plus le pétard est mouillé. Après BAD TIMES qui m’avait déjà très déçu mais j’avais mis ça sur le compte de sa vison en VF alors que je suis plus habitué à voir les films en VO, cette fois AU BOUT DE LA NUIT emprunte les mêmes ficelles que ses autres films ou scénarios : corruption policière, trahison, héros manipulé. Bref si la surprise de TRAINING DAY était bonne, ici cela tourne au ridicule. Les personnages sont caricaturaux (comme souvent chez David Arvet, la plupart des blancs sont bons et les blacks, latinos ou asiatiques voleurs, dealers, escrocs…), l’histoire est prévisible dès le départ (la bande annonce donne déjà toutes les informations nécessaires pour décoder le film). Forrest Withaker en fait des tonnes et Keanu Reeves est peu crédible en flic solitaire, mal remis de la trahison de sa femme.Bref un film que l’on oubliera au bout d’une nuit ou d’une heure.
Besoin d’amour
"Une vie agréable et baclée". C’est par ces quelques mots que se conclue, SAGAN, le film de Diana Kurys sur la vie passionnante et passionnée de l’auteur française. Mais ce n’est pas le sentiment que nous avons en voyant le film qui est une vraie réussite et nous en apprend un peu sur la femme plus que sur l’auteur.
Etant fan des biopics (j’avais adoré celui de TRUMAN CAPOTE, puis le faux biopic de Virginia Wolf, THE HOURS, et tant d’autres), j’ai aimé la façon dont est décrite la vie de Sagan en ne s’attachant pas à l’écrivain, ni à son œuvre mais plutôt à sa vie de femme, à ses combats, celui aspirant à une liberté insouciante et celui permanent de vouloir être aimée. Car c’est bien là la véritable histoire de Françoise Sagan et de ce film. Ce besoin incessant de connaitre l’amour avec des hommes ou des femmes, peu importe.
En choisissant de « bâclée » sa vie à sa guise, elle a abusée de l’alcool, de la drogue mais en conservant toujours l’esprit libre qui l’animait. Sagan avait de l’argent, elle le gaspillait. Sagan écourtait sa vie, peu importe, comme elle le disait elle-même, elle irait jusqu’au bout comme tout le monde.
Diane Kurys a eu l’intelligence de distiller tout au long de son film des mots savoureux, parfois drôle, parfois émouvant de Françoise Sagan.
Ce portait offre à Sylvie Testud un personnage qui l’habite véritablement. Ce n’est plus une interprétation mais du mimétisme. Espérons que le film ne sorte pas trop tôt pour que l’actrice concoure au prix du meilleur rôle féminin des César 2009.
La réussite de ce film fait qu’il donne envie de découvrir les œuvres de Françoise Sagan, « Bonjour Tristesse » ou « Aimez-vous Brahms ? » afin de connaitre un peu mieux cette femme à la vie agréable et bâclée.
dimanche 8 juin 2008
En To mineur
Si l’exposition des personnages séduit par la confusion qu’elle procure chez le spectateur (on se demande vraiment où le réalisateur veut nous emmener), la suite est plutôt décevante. Le film pêche certainement par son scénario trop linéaire, répétitif et prévisible.
Un Johnny To qu’il faudra vite oublier ou, pour lui donner le bénéfice du doute, revoir d’un autre œil afin d’apprécier ce qui nous aurait échappé.
Famille en péril
Certes les acteurs sont assez convaincants ou en tout cas essayent tant bien que mal de sauvee un peu le film mais ce dernier hésite entre thriller et comédie pour finalement n’être ni captivant ni très drôle.
Après vingt minutes d’exposition on attend la quatre-vingt dixième avec impatience.
A oublier rapidement donc.
Van Damme cet inconnu !!!
Jouant son propre rôle, il est incroyablement juste dans le registre de l’émotion. Sans trop en faire, il nous émeut avec son histoire de star sur le déclin, empêtrée dans un divorce, et sans le sou. D'ailleurs on ne sait pas très bien où s’arrête la réalité et où commence la fiction, et c'est tant mieux. Moment clef de ce film : l’extraordinaire monologue en plan séquence dans lequel il tire un bilan pitoyable de sa vie, comme un constat d’échec.
Si l’on est convaincu par la performance de Jean-Claude Van Damme, il n’en est pas de même pour le film, qui sans être franchement mauvais, reste malgré tout un peu poussif. Il manque peut-être un petit plus au scénario, mais pour rattraper ces faiblesses il y a les acteurs, tous vraiment excellents.
L’autre point positif concerne le montage qui alterne différents points de vue sur l’histoire, et contrairement à ANGLES D’ATTAQUE, sorti il y a quelques mois, qui répétait la même scène cinq fois pour finalement nous lasser, le réalisateur, Mabrouk El Mechri, parvient à enchainer l’histoire sans jamais se répéter.
Bref JCVD restera tout de même comme un bon film à voir simplement pour son héros que l’on attend maintenant dans d’autres films pour qu’il nous montre enfin l’étendue de son talent, invisible jusqu’à présent. Avis aux producteurs frileux.
dimanche 1 juin 2008
L’amour (et le sexe) à tout âge
TROP JEUNE POUR MOURIR est un film atypique sur la rencontre de deux septuagénaires qui vont s’aimer comme de jeunes mariés.
Basé sur une histoire vraie, ce film est quasiment un documentaire puisque les deux comédiens (145 ans à eux deux) jouent leur propre rôle et mettent en scène leur propre vie et notamment leur vie sexuelle qui nous est crument dépeinte dans ces moindres détails (des préliminaires au coït en passant par la fellation)
Il est si rare de voir des personnes âgées faire l’amour devant une camera que l’on est touché devant ce jolie couple qui s’aime, se chamaille et se réconcilie dans des pleurs tellement leur amour est fort.
A voir pour se rappeler que la vie ne s’arrête pas à quarante ans.
Les ravages de la guerre
Ce thème devient récurant dans le cinéma américain si durement marqué par la guerre en Irak après s’être tout juste remis de celle du Vietnam, mais chaque films décortiquant les ravages de cette guerre, dont les touts puissants sont les marionnettistes, nous émeut chacun à leur manière, même si certains ne peuvent éviter le pathos.
C’est le cas de GRACE IS GONE mais faut-il vraiment condamner cette emphase ? Car c’est l’émotion qui prime ici face à ce père de famille qui choisit d’emmener ses deux filles en voyage vers un parc d’attraction au lieu de leur annoncer la mort de leur mère, soldat en Irak.
Le film touche au cœur grâce à un John Cusack physiquement transformé et très convaincant dans les scènes poignantes. On ne peut qu’être ému par le choix de cet homme d’offrir quelques derniers jours de plaisir à ses filles avant que leur vie ne soit transformée à jamais.
Sans condamner directement l’invasion de l’Irak par les États Unis, le réalisateur montre évidement son désaccord avec la politique de Bush, notamment avec le personnage du frère.
A noter la très belle musique de Clint Eastwood accompagné ici de son fils, Kyle.
La mano de Dios
Il y a dans le film documentaire d’Emir Kusturica, MARADONA, un brin de nostalgie. On prend plaisir à revoir "El Pibe de oro", ses dribbles dantesques, ses buts magiques, son but de la main, contre l’Angleterre, éminemment politique et on écoute aussi un Diego Maradona nous parler politique, lutte des classes et crier sa haine de Bush.
On est aussi ému par ses déclarations sur la drogue et la possibilité qu’il aurait pu être un meilleur jour sans y avoir touché. Diego règle aussi ses comptes avec les instances du football et ses dirigeants.
Si on est content de revoir le meilleur joueur de tous les temps (et ne me parlez pas de Pelé, de Zidane ou autre Ronaldo… ils n’ont pas un dixième du talent inné de ce joueur), on est quand même déçu par ce film qui ne nous donne pas d’informations supplémentaires sur le joueur. On aurait aimé apprendre des choses sur sa vie in et hors football. Le montage de Kusturica est tout de même intéressant notamment quand il fait le parallèle entre ses films et la vie de Maradona.
Un documentaire à voir pour les amoureux du ballon rond et pour retrouver Diego Armando Maradona.
SAEZ en dépression
Enorme coup de cœur pour le triple album de Damien SAEZ - PARIS, VARSOVIE, L’ALHAMBRA. L’artiste nous avez déjà régalé il y a quelques années un magnifique double album - GOD BLESSE, KATAGENA, qui était fortement politique et plein d’espoir en l’Amour, mais cette fois SAEZ a vécu une expérience douloureuse et ses textes s’en ressentent.
Celui ou celle qui a connu une relation amoureuse qui échoue sans crier gare sera touché par les fabuleuses paroles de Dis-moi qui sont ces gens, Anéanti, On meurt de toi, Les bars du port, Quand on perd son amour, Putain vous m’aurez plus, Des marrées d’écume, Toi tu dis que t’es bien sans moi. Autant de textes comme des poèmes à un amour évanoui.
Mais les trois albums de Damien SAEZ parlent aussi de politique, du pouvoir de l’argent et laisse entrevoir la possibilité d’une révolution comme l’ultime solution à ce monde.
A écouter en boucle pour apprécier la beauté musicale et littéraire d’un artiste que le grand public n’est visiblement pas encore disposé à porter vers les sommets.
dimanche 13 avril 2008
Critiques en vrac
Mais qu’est-il arrivé à Jacques Doillon pour réaliser un film aussi bancal. Scénario improbable, dialogues à la limite du ridicule, finale pitoyable. Bref il n’y a rien hormis le jeu naturel des comédiens (une spécialité de Doillon) mais ça ne suffit pas à nous faire aimer ce film qui restera comme l’un des plus mauvais du réalisateur.
Très bon film espagnol qui prend comme prétexte une agence de détective privé pour nous peindre le portrait de trois femmes et leur difficulté de couple. Les actrices sont magnifiques et on se laisse agréablement guider dans ce faux thriller.
Encore un autre très bon film espagnol. Cette fois un adolescent, détenu en maison de redressement, obtient une permission de 48h pour le mariage de son frère. C’est durant ces deux jours qu’il va grandir entre soirée entre potes, petits larcins, règlement de compte entre gangs rivaux. Les scènes sont rythmées et les situations crédibles loin des clichés que parfois on peut voir dans les films français traitant du sujet.
Les Randonneurs à Saint-Tropez
Sans commentaire. Dans la vaine de DISCO ou ASTERIX. Tous ces films qui surfent sur le succès des comédies sans vraiment avoir de scénario.
La vie de Gengis Khan ou en tout cas une partie. Entre réalité et fiction on parvient à être passionné par la vie de cet homme qui fut nourrir de vengeance dès son plus jeune âge et qui deviendra le barbare que le connait, qui avait un rêve : faire de la Mongolie une grande nation unie. Même s le film possède quelques défauts, on a envie de connaitre la suite de cette histoire légendaire.
Plongée dans l’univers des Yakuza. Ici point de règlement de compte, ni de sang versé. Jean Pierre Limosin (spécialiste français du Japon) s’intéresse à une jeune recrue et son initiation dans un milieu plein de code. On apprécie de voir les yakuza passer le temps en allant nager au bord d’une rivière, loin de ce que les clichés peuvent laisser supposer. Certaines scènes nous font oublier que nous somme dans un documentaire. Vivement que Jean-Pierre Limosin nous revienne avec un long métrage de fiction.
jeudi 3 avril 2008
Pleurs sur la ville
LES LARMES DE MADAME WANG nous emmène dans la Chine reculée, celle des campagnes, celle des exclus de l’ascension économique. Mais ce film nous montre aussi les derniers Hutongs de Beijing, amenés à disparaitre avant les Jeux Olympiques 2008.
Madame Wang nous fait participer à ce voyage, à la recherche d’un emploi de pleureuse car en ex-chanteuse d’Opéra, cette frêle jeune femme pleure à merveille pour les enterrements.
Parfois drôle, mais aussi réaliste face à la vie de cette population d’exclus, le film de Liu Bingjian est aussi très émouvant. L’une des scènes finales est bouleversante. Le film est monté comme un documentaire et le réalisme des scènes nous en donne l’impression. Encore du très bon cinéma asiatique.
Des gansters en veux tu en voilà
On a le sentiment après la vison de J’AI TOUJOURS RÊVE D’ÊTRE UN GANGSTER que Samuel Benchetrit s’est fait plaisir en allant piocher dans toute ses références cinématographiques. Il parvient en 3 parties à nous faire rire mais aussi à nous émouvoir. La partie la plus hilarante entant celle avec les deux kidnappeurs belges qui sont à mourir de rire.
On appréciera aussi l’introduction dont l’importance de la musique fait inévitablement penser à Tarantino. Mais le problème de ce genre de film à sketches c’est qu’il reste souvent inégal. C’est le cas ici même l’impression finale est plutôt bonne et plusieurs jours après l’avoir vu certaines scènes restent bien gravées en nous.
lundi 24 mars 2008
Des films mais rien de formidable
Cette semaine est triste. Beaucoup de sortie mais un seul film sort du lot : LE DERNIER REPAS (critiqué dans un précédant article). A part ça. ANGLES D’ATTAQUE nous saoule de la répétition d’une scène de 10 minutes vues sous cinq angles différents. Certes c’est intéressant mais à la troisième vision ça lasse. A côté de ça le fantasme de l’attaque du président des Etats Unis par une bande de terroristes ultra préparé. Bref une Amérique qui vit encore avec l’obsession du 11 septembre.
LE NOUVEAU PROTOCOLE nous plonge et nous noie dans le lobby pharmaceutique qui doit certainement exister quand on voit les tests pratiqués dans certains pays d’Afrique mais de là à faire basculer un forestier en justicier il y a un cayon qu’il n’aurait pas fallu franchir.
Le dernier Wes Anderson, A BORD DU DARJEELING LIMITED laisse le même sentiment que ses précédentes réalisations. On aime le ton décalé, les situations drôles ou absurdes mais à la fin rien n’en ressort. Aucune émotion alors que le sujet aurait pu en procurer et le film sera aussi vite oublié qu’il a été visionné.
Il y a longtemps que…
La déception de la semaine. L’attente fut trépidante mais quelle désillusion face au résultat du film de Philippe Claudel IL Y A LONGTEMPS QUE JE T’AIME. Alors que le film étant vendu comme un film lacrymal, il n’y a aucune émotion. La soi disant chute est attendu depuis le premier quart du film. Les dialogues sont trop étudiés. Même Kristin Scott Thomas est antipathique. Bref un film, même s’il n’est pas complètement raté laisse un gout d’inachevé. Seul la musique de Jean Louis Aubert lui donne une note positive.
O.F.N.I.
Voilà venu de Corée un Objet Filmique Non Identifié. LE DERNIER REPAS de Roh Gyong-Tae est un film qui ne ressemble à aucun autre. Digne successeur de Hou Hsiao Hsien ou Tsai Ming Liang dans le style : long plan séquence, travaille sur le cadre, dialogue minimal..., il semble pourtant bien différent tant il nous propose une vision de la Corée et donc du monde que l’on n’a pas l’habitude de montrer au cinéma. Il est question de l’aisé pour compte de la société, qui essaye tant bien que mal de survivre dans ce monde ultra commercial et qui devant l’échec de leur entreprise décide de sauter le pas : ici une immigration sur Mars qui peut être vue comme un suicide collectif. Sous nos yeux une grand-mère qui tente de vivre de vente dans des lieux où personne ne passe jamais et qui trouve parfois le réconfort auprès d’un jeune homme qui se prostitue, aussi bien avec des hommes qu’avec des femmes, pour survivre à son travail de danseur de cabaret. Un prisonnier qui refuse de sortir pour ne pas se retrouver dans la jungle urbaine de Séoul et bien d’autres personnages tout aussi passionnant.
Certes ce film s’adresse à des initiés qui acceptent l’invitation qu’offre ici ce jeune réalisateur. Chaque plan est d’une beauté rare et chaque scène laisse le spectateur les interpréter à sa guise. La découverte de ce début d’année.
dimanche 16 mars 2008
Critiques à la pelle
Bon film relatant la résistance durant la seconde guerre mondiale. Le courage de ces femmes au passé fragile face à la violence des interrogatoires nazis. Bon casting avec à leur tête un Sophie Marceau magnifique.
Olivier Marchal confirme après 36 QUAI DES ORFEVRES qu’il faudra compter sur lui dans les années à venir pour réaliser de brillant thriller. Mais ici il est plus question de la détresse d’un flic aux bords du gouffre. Daniel Auteuil campe ce flic alcoolique et vivant avec les douleurs de son passé. La photographie, très cinématographique est magnifique, le montage, allant du présent au passé est habile, le scénario est excellent et chose rare évite la happy end même s’il y a quand même un espoir. Bref un polar efficace.
La surprise de la semaine. Peut être étais-je d’humeur joyeuse mais j’ai aimé cette fraiche comédie romantique mêlant deux histoires en une. Bons dialogues, bons comédiens, des scènes très drôles. On rigole ou on est touché.
Erick Zonca revient après c avec un film dur. A l’instar de MR 73 c’est ici une femme (Tilda Swinton remarquable) qui part à la dérive après la perte de son emploi. Aucun espoir juste l’impression que l’alcool peut ruiner une vie. Tout, dans la vie de cette femme, s’enchaine pour le pire, sous le regard d’un enfant victime de son désespoir.
Entre romance et film politique. Ce film montre la dure réalité des Bengalis venus s’installer en Angleterre. Entre un père trop fier, une mère soumise, marié de force qui pense trouver l’amour ailleurs, des filles bien intégrés et l’après 11 septembre, RENDEZ-VOUS A BRICK LANE dépeint la vie douloureuse des immigrés.
dimanche 9 mars 2008
Pleurs
C’est en discutant avec un ami et après un visionnage frénétique de films et drama coréens que je me suis rendu compte d’une chose qui m’attire particulièrement dans ce cinéma ou en tout cas qui me fait l’aimer encore plus. En dehors de l’aspect cinématographique : scénario original, acteurs parfaits, mise en scène soignée, no happy end…, j’aime voir les hommes pleurer.
En effet dans le cinéma coréen les hommes versent des larmes pour leurs sentiments qu’ils soient amoureux (rupture ou retrouvailles), physiques (maladie d’un proche ou blessure personnelle) ou émotionnels. Je ne connais pas un autre cinéma qui offre ainsi aux hommes la possibilité de pleurer.
Qu’en est-il de la vie réelle ? Les hommes coréens sont-ils plus fragile que les autres ? Pleurent-ils autant que dans leurs films ?
Nos sociétés occidentales modernes montrent l’image de l’homme sans émotion sur lequel la femme « faibles » peut se reposer. Je rejette totalement cette vision de notre société et revendique le droit d’être faible et de pleurer mes émotions. Pouvoir pleurer pour un film ou dans la vie permet-il d’expulser cette émoi et d’en sortir ? Peut être pas mais ça donne au moins l’impression d’être vivant, d’être au cœur d’un monde impitoyable mais d’être là, présent avec ses émotions.
Orfanato
Loin des films d’horreur traditionnels, L’ORPHELINAT fait partie des ses films, à l’instar de celui de Alejandro Amenabar, LES AUTRES, qui nous tiennent en haleine grâce à leur mise en scène. Ici, comme dans celui de l’espagnol, l’action se situe dans une grande demeure isolée, avec des enfants et l’omniprésence des morts. Dans le film de Juan Antonio Bayona il est question d’un enfant mystérieusement disparu. Le final est intéressant et laisse penser qu’il y a une vie après la mort. Le suspense est bien dosé, le scénario solide, envisage toute sorte de piste pour expliquer la disparition de l’enfant, pour finalement ne retenir comme une évidence que la plus simple et réaliste. Un réalisateur à suivre incontestablement.
Souffrances
Avec THE DEAD GIRL, Karen Moncrieff nous propose de suivre les fractures de quatre personnages suite à la découverte du corps d’une jeune fille victime d’un serial killer. Tout d’abord on suit celle qui a découvert le corps, qui vit sous la domination de sa mère mais qui va s’émanciper dans la douleur grâce à cette découverte. Dans le rôle Toni Collette est une nouvelle fois formidable. Ensuite vient la sœur d’une disparue qui pense pouvoir faire le deuil de sa sœur en pensant que celle retrouvée est cette dernière. Puis arrive l’épouse du serial killer qui découvre les méfaits de son indigne époux et enfin la mère de la victime qui découvre des secrets inavoués. Au final on voit la jeune fille elle-même cherchant à vivre une vie meilleure avant que la mort ne la fauche.
Des histoires douloureuses de laisser pour compte de l’Amérique moderne, enjolivés par une très belle mise en scène. Un très bon film qui montre que chacun possède ses propres souffrances.
Mad To
Johnnie To, accompagné ici de Wai Ka-Fai qui cosigne aussi le scenario, explore la folie d’un ex-flic qui possède le le don de voir les démons intérieurs des personnes. La mise en scène est plus enlevée que d’autres films de Johnnie To mais quelques scènes n’ont rien à envier aux plus grands chefs d’œuvres du maître (THE MISSION, PTU, ELECTION, EXILE…). A retenir dans MAD DETECTIVE la filature avec les sept personnalités du suspect et le « duel » à quatre final sont des scènes qui resteront dans les mémoires. Le scénario est brillant et distille des rebondissements bien dosés. Un excellent To.
Assayas hors d’Asie
Sans prétention, le dernier film d’Olivier Assayas sera certainement à classer dans la catégorie des bons films du plus asiatophile des réalisateurs français.
L’HEURE D’ETE nous plonge dans l’univers de trois frères et sœurs éparpillés aux quatre coins du monde, à l’heure de la succession des biens familiaux suite au décès de leur mère. Une maison, des œuvres d’Art, une tradition à perpétuer vont celer le sort de cet héritage. Trois enfants, trois continents, trois approches différentes de cette succession.
La prouesse de Assayas est de faire de cette histoire simple un plaisir grâce à une mise en scène aérienne laissant le champ libre aux acteurs qui se régalent dans des plans séquences virtuoses. Leur plaisir se joint au notre face à cette situation que nous pourrions tous connaître un jour.
Duel
Paul Thomas Anderson nous revient cinq ans après PUNCH DRUNK LOVE avec un western dun nouveau genre. Car ça ne fait aucun doute THERE WILL BE BLOOD est bien un western avec en fil rouge un duel entre un pétrolier, magnifiquement interprété par Daniel Day-Lewis, à l’heure des balbutiements de l’or noir, et un pasteur possédé, sublimé par le jeune Paul Dano.
Le récit, âpre, décrit le parcours de cet homme avide de pouvoir qui ne déteste rien de plus que l’espèce humaine, et qui va trouver un adversaire à sa taille en la personne d’un pasteur illuminé. Si ce film n’atteint pas la majestueuse mise en scène de MAGNOLIA, il n’en reste pas moins une œuvre exceptionnelle et prouve, s’il en était besoin, que P.T. Anderson fait parti de ces réalisateurs capables de magnifier un film ou une scène grâce à leur œil.
Un mot pour conclure sur l’oscarisé Daniel Day-Lewis. Il est méconnaissable. Son physique, sa démarche, ses mimiques ne semblent pas lui appartenir. Il disparait totalement derrière ce personnage peu attachant. Un grand rôle pour un grand acteur.
dimanche 2 mars 2008
All around the world
Le cinéma nous fait parfois découvrir des perles venues d’ailleurs, de pays peu distribués en France. Je suis donc tombé sous le charme d’un film Philippin JOHN JOHN qui raconte l’histoire, entre documentaire et fiction, d’une mère de famille qui pour gagner un peu d’argent élève, le temps de lui trouver une famille d’accueil, un petit enfant métis nommé John John. L’action s’étale sur 24h et se passe dans les bidonvilles de Manille. Le réalisateur, Brillante Mendoza, arrive à nous émouvoir avec des scènes simples mais terriblement efficaces. On est touché par cette femme qui donne trois ans de sa vie à cet enfant pour finalement le voir partir quand elle y est le plus attaché. Le film montre aussi la pauvreté de Manille face à la richesse des hôtels dans lesquels logent les familles d’accueils. Aucunes leçons nous est données ici, juste un instant de vie beau et fort.
samedi 23 février 2008
Avis d’hiver
LES CERFS-VOLANTS DE KABOUL
Bon film sur les tensions et les problèmes au moyen orient, en dépit d’une scène peu plausible vers la fin du film. L’histoire reste malgré tout passionnante.
NOTRE UNIVERS IMPITOYABLE
Film original sur les relations professionnelles homme-femme. Le choix scénaristique de donner la promotion à l’un ou l’autre des conjoints suivant la scène sur le mode « et si j’avais été promu(e) à sa place » est plutôt intéressant. Cela permet de voir les dommages causés par cette promotion.
CA SE SOIGNE ?
Comédie moyenne sur un sujet grave : la dépression. Même si le film montre que la dépression peut toucher tout le monde, les clichés s’enchainent et le film tourne en rond.
UN CHATEAU EN ESPAGNE
Excellent film sur les amitiés adolescentes. On rigole (surtout grâce à Anne Brochet et Stéphane Freiss) mais on est aussi ému. La fin est surprenante pour ce genre de film. Une réussite produite par Europa Corp.
REDACTED
Enième film sur la guerre en Irak et ses conséquences mais cette fois c’est raté. Brian De Palma laisse tomber ses longs plans séquences brillamment mis en scène pour cette histoire sordide du viol d’une fillette de 15 ans par une troupe de GI. L’histoire aurait mérité un autre traitement.
LA FAMILLE SAVAGE
Un film plutôt bien fait sur un frère et une sœur à la vie ordinaire que tentent de faire de leur mieux entre un père caractériel dans les derniers moments de sa vie et leur vie professionnelle chaotique. Mention spéciale pour les comédiens Laura Linney et Philip Seymour Hoffman comme toujours impeccable.
PARIS
Grosse déception quoiqu’attendu pour le dernier film de Cédric Klapisch. Certains moments de grâce illuminent le film, notamment les scènes avec Juliette Binoche et Romain Duris mais le nombre trop conséquent de personnage tue l’histoire. Peut être aurait-il été plus judicieux de centrer l’histoire sur quatre personnages. Dommage.
L’ETAT DU MONDE
Six courts métrages tournés dans chaque recoin du monde donc un ensemble inégal. Palme du foutage de gueule à Chantal Akerman qui pose sa caméra à la nuit tombé devant les tours du Pudong à Shanghai pour les voir s’illuminer pendant plus de dix minutes. Pour y avoir été il y avait quand même d’autres choses à filmer à Shanghai.
Déception
Encore une fois, énorme déception après la cérémonie des César 2008. Je ne pense pas en effet que LA GRAINE ET LE MULET méritait autant de distinctions. Meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario alors que ce film est d’une longueur insoutenable. Certes Abdellatif Kechiche sait filmer et faire jouer ses acteurs avec un certain naturel mais une demi-heure à voir courir ce vieil homme derrière une mobylette c’est franchement trop. Son film aurait sans doute mérité quelques coupes (au moins 30 minutes).
mercredi 20 février 2008
Mes Césars 2008
Voilà la liste de mes favoris pour les Césars 2008 qui auront lieu vendredi soir. Il s’agit d’un choix personnel en fonction des films que j’ai vu et aimé. Mon choix sera certainement différent de ceux de l’Académie dont je commenterais les résultats dans un prochain billet.
Meilleur film
La Môme
Un secret
Le Scaphandre et le papillon
La Graine et le mulet
Persépolis
Olivier Dahan (La Môme)
Abdellatif Kechiche (La Graine et le mulet )
Claude Miller (Un secret)
André Téchiné (Les Témoins)
Julian Schnabel (Le Scaphandre et le papillon)
Meilleure actrice
Isabelle Carré (Anna M.)
Marion Cotillard (La Môme)
Cécile de France (Un secret)
Marina Foïs (Darling)
Catherine Frot (Odette Toutemonde)
Meilleur acteur
Mathieu Amalric (Le Scaphandre et le papillon)
Michel Blanc (Les Témoins)
Jean-Pierre Darroussin (Dialogue avec mon jardinier)
Vincent Lindon (Ceux qui restent)
Jean-Pierre Marielle (Faut que ça danse !)
Meilleur second rôle féminin
Julie Depardieu (Un secret)
Noémie Lvovsky (Actrices)
Bulle ogier (Faut que ça danse !)
Ludivine Sagnier (Un secret)
Sylvie Testud (La Môme)
Meilleur second rôle masculin
Fabrice Luchini (Molière)
Laurent Stocker (Ensemble c'est tout)
Michael Lonsdale (La Question humaine)
Pascal Greggory (La Môme)
Sami Bouajila (Les Témoins)
Meilleur espoir masculin
Nicolas Cazalé (Le Fils de l'épicier)
Grégoire Leprince-Ringuet (Les Chansons d'amour)
Johan Libéreau (Les Témoins)
Jocelyn Quivrin (99 francs)
Laurent Stocker (Ensemble c'est tout)
Meilleur espoir féminin
Louise Blachère (Naissance des pieuvres)
Adèle Henel (Naissance des pieuvres)
Hafsia Herzi (La Graine et le mulet)
Clotilde Hesme (Les Chansons d'amour)
Audrey Dana (Roman de gare)
Meilleur Scénario original
La Môme
Two days in Paris
La Graine et le mulet
Ceux qui restent
Molière
Meilleure adaptation
Ensemble c'est tout
Darling
Un secret
Le Scaphandre et le papillon
Persépolis
Meilleur premier film
Ceux qui restent
Et toi, t'es sur qui ?
Naissance des pieuvres
Persépolis
Tout est pardonné
Meilleur film étranger
4 mois, 3 semaines et 2 jours
De l'autre côté
La Nuit nous appartient
Les Promesses de l'ombre
La Vie des autres
Meilleur Montage
La Graine et le mulet
Un secret
La Môme
Persépolis
Le Scaphandre et le papillon
Meilleure Photo
Le Deuxième souffle
Un secret
L'Ennemi intime
Le Scaphandre et le papillon
La Môme
Meilleur Son
L'Ennemi intime
Les Chansons d'amour
Persépolis
La Môme
Le Scaphandre et le papillon
Meilleurs costumes
La Môme
Un secret
Le Deuxième souffle
Molière
Jacquou le croquant
Meilleur décor
Molière
Le Deuxième souffle
Un secret
Jacquou le croquant
La Môme
Meilleure musique
Les Chansons d'amour
Persépolis
L'Ennemi intime
Un secret
Faut que ça danse !
dimanche 10 février 2008
Muksin & Useless
Deux films à voir pour le plaisir de voir un autre cinéma à des années de CLOVERFIELD…
D’abord le film documentaire USELESS de Jia Zhang Ke qui s’attache au milieu de la confection en Chine à travers trois univers distincts : les usines dans lesquelles s’entassent des milliers de mains couturières, la styliste Ma Ke et les petits ateliers de couture de campagne.
La vision offerte par le réalisateur permet de prendre véritablement conscience de l’exploitation des uns ou de l’impossibilité des autres à vivre de leur art comme ce tailleur qui ne pouvant trouver le capital nécessaire pour acheter son atelier est obligé de travailler dans une mine. Les images magnifiques de Jia Khang Ke donnent à ce court documentaire la sensation qu’il s’agit d’une fiction.
Ensuite un film malais, MUKSIN. Une petite perle sans prétention qui permet de montrer une autre image de l’islam à travers une famille atypique, drôle, émouvante et l’histoire de cette adolescente au début de ses premiers émois amoureux. Le film de Yasman Ahmad est très attachant, les personnages savent nous faire rire et pleurer. Avec cette œuvre je découvrais pour la première fois le cinéma malais et il n’a donné envie d’en découvrir d’autres surtout les premiers films de cette réalisatrice.
vendredi 8 février 2008
Back in Russia
LE BANNISSEMENT est un film à part faisant partie de ces films dont l’action est mise de côté au profit d’une image étudiée.
Certes pour apprécier ce film il faut être ouvert à ces longues scènes poussées à l’extrême et à ce choix privilégiant l’esthétisme visuel à la dramaturgie.
Andrei Zviaguintsev
A voir absolument pour les initiés ou pour ceux qui veulent découvrir.
Buzz l’éclair
Après un buzz sur le net et une bande annonce énigmatique que pouvions nous attendre de CLOVERFIELD ? Pas grand-chose.
Après les interrogations passées que reste-t-il ? Une histoire banale de monstre destructeur montrée d’un seul point de vue, celui d’un groupe d’amis qui filment leur mise en danger sans interruption.
Est-ce vraiment du cinéma ? Certainement pas. Tout au plus un mauvais reportage amateur qui au-delà de la piètre qualité cinématographique, enchaine de multiples incohérences : sept heures de fuite = sept heures de bandes vidéo sur une seule cassette = sept heures d’autonomie de batterie… J’aimerais bien connaitre la marque de ce caméscope qui nous permet de suivre le film de bout en bout. Je passe rapidement sur le personnage qui reste plus de quatre heures avec une barre de fer plantée au dessus du cœur et qui arrive encore à courir comme des lapins.
Bref encore un film à oublier.
JUNOissif
Une comédie pour adolescent intelligente, fraiche, pleine d’humour et de tendresse.
JUNO aborde les thèmes de la grossesse non désirée chez une adolescente, de l’adoption opposée à l’avortement, des amours qui s’étoilent et de ceux qui se déclarent.
Sur un ton volontairement comique, Jason Reitman, déjà réalisateur de l’excellent THANK YOU FOR SMOCKING, signe ici un film très attachant qui permet de prolonger notre découverte d’Ellen Page absolument parfaite en jeune fille qui cache le désarroi de sa situation sous une tonne d’humour.
Par ailleurs le film du fils d’Ivan Reitman est remarquablement servi par le scénario brillant de la nouvelle plume du cinéma indépendant américain et ex-strip-teaseuse, Diablo Cody.
mardi 5 février 2008
Les films de ma vie
Classement par pays d'origine.
FILMS COREENS
UNE FEMME COREENNE
FRIEND
BAD GUY
L'ILE
DITTO
CHAMPION
MY SASSY GIRL
SYMPATHY FOR MR VENGEANCE
PEPPEMINT CANDY
J S A
GUNS & TALKS
PRINTEMPS, ETE, AUTOMNE, HIVERS… ET PRINTEMPS
MEMORIES OF MURDER
A GOOD LAWYER'S LIFE
OLD BOY
TURNING GATE
3-IRON
MY BROTHER
A BITTERSWEET LIFE
SAD MOVIE
BUNGEE JUMPING OF THEIR OWN
IL MARE
UNTOLD SCANDAL
H
INNOCENT STEPS
RUNNING OUT OF TIME
A MOMENT TO REMENBER
LOVER (AIEN)
APRIL SNOW
CRYING FIST
FILMS JAPONAIS
KIDS RETURN
HANA-BI
LES SEPT SAMOURAIS
FURYO
L'ANGUILLE
CURE
A SCENE AT THE SEA
PING PONG
EUREKA
RAN
LA BALLADE DE NARAYAMA
DOLLS
ENTRE LE CIEL ET L'ENFER
JEFFYFISH
UNE ADOLESCENTE
SHARA
POSTMAN BLUES
NOBODY KNOWS
THREE TIMES
LE SAMOURAI DU CREPUSCUPE
LICENCE TO LIVE
TONY TAKITANI
SUGAR AND SPICE
FILMS CHINOIS
INFERNAL AFFAIRS
IL ETAIT UNE FOIS EN CHINE I
TIME AND TIDE
IN THE MOOD FOR LOVE
L'EMPEREUR ET L'ASSASSIN
P.T.U.
THE MISSION
AS TEARS GO BY
MADE IN HONG-KONG
BEIJING BICYCLE
LITTLE CHEUNG
HERO
HAPPY TOGETHER
ADEU MA CONCUBINE
EROS
TURN LEFT TURN RIGHT
ELECTION 2
ABOUT LOVE
EXILED
LES DEMONS A MA PORTE
FILMS THAILANDAIS
CITIZEN DOG
THE EYE
FILMS TAÏWANAIS
YI YI
MILLENNIUM MAMBO
BETELNUT BEAUTY
BLUE GATE CROSSING
UN TEMPS POUR VIVRE, UN TEMPS POUR MOURIR
ET LA-BAS QUELLE HEURE EST-IL ?
THE RIVER
ETERNAL SUMMER
FILMS SINGAPOURIENS
15
04:30
12 STOREYS
MEMENTO
FIGHT CLUB
SE7EN
LE SILENCE DES AGNEAUX
POSTMAN
SIXIEME SENS
INCASSABLE
NE UN 4 JUILLET
PLATOON
BOOGIES NIGHTS
JFK
MAGNOLIA
AMERICAN BEAUTY
FULL METAL JACKET
LA LIGNE ROUGE
LES MOISSONS DU CIEL
EDWARD AUX MAINS D'ARGENT
MATRIX
SUR LA ROUTE DE MADISON
PULP FICTION
ET AU MILIEU COULE UNE RIVIERE
CASINO
THE BIG LEBOWSKI
JACKIE BROWN
TRAFFIC
ANNIE HALL
ROCKY
THE USUAL SUSPECTS
THE BARBER
ALI
DE GRANDES ESPERANCES
LE BON, LA BRUTE ET LE TRUAND
BLADE
LA CHUTE DU FAUCON NOIR
DONNIE DARKO
A L'OMBRE DE LA HAINE
UN MONDE PARFAIT
OUT OF AFRICA
FARGO
POWAQQATSI
FRIDA
LOST IN TRANSLATION
LA LISTE DE SCHINDLER
ELEPHANT
GERRY
LE DERNIER DES MOHICANS
MYSTERY TRAIN
BIRTH
MYSTERIOUS SKIN
MY OWN PIVATE IDAHO
THE CONSTANT GARDENER
HAROLD & KUMAR CHASSENT LE BURGER
APOCALYPTO
2H37
BEFORE SUNSET
L'AUTRE RIVE
ACROSS THE UNIVERSE
NO COUNTRY FRO OLD MEN
LETTRES D’IWO JIMA
DANS LA VALLEE D’ELAH
INTO THE WILD
FILMS FRANÇAIS
UN AIR DE FAMILLE
SOUS LE SABLE
UNE LIAISON PORNOGRAPHIQUE
NOUS NE VIEILLIRONS PAS ENSEMBLE
MINA TANNENBAUM
LE FABULEUX DESTIN D'AMELIE POULAIN
TAMDEM
L'ETE MEURTRIER
TOKYO EYES
LA VIE EST UN LONG FLEUVE TRANQUILLE
LA FILLE SUR LE PONT
LE SOUFFLE
LA CHAMBRE DES OFFICIERS
INDOCHINE
NOS VIES HEUREUSES
L'AMANT
LE CLAN
DOGORA
LE PASSAGER
LE TEMPS QUI RESTE
MON ANGE
2 DAYS IN PARIS
CEUX QUI RESTENT
AUTRES NATIONALITES
OUVRE LES YEUX
BIENVENUE A GATTACA
LA VIERGE DES TUEURS
LES LUMIERES DE LA VILLE
BRAVEHEART
LE BARBIER DE SIBERIE
TOUT SUR MA MERE
CENTRAL DO BRASIL
BILLY ELLIOT
LEOLO
RUN LOLA RUN
ROMEO + JULIETTE
LA CHAMBRE DU FILS
MOULIN ROUGE
LES CHARIOTS DE FEU
L'ODEUR DE LA PAPAYE VERTE
Y TU MAMA TAMBIEN
THE PRINCESS AND THE WARRIOR
LAGAAN
LE DERNER EMPEREUR
SAMSARA
LA LECON DE PIANO
LA TURBULENCE DES FLUIDES
NOS MEILLEURS ANNEES - PREMIERE EPOQUE et DEUXIEME EPOQUE
LE RETOUR
JAPANESE STORY
TU MARCHERAS SUR L'EAU
L'ETE OU J'AI GRANDI
LE LABYRINTHE DE PAN
9 SONGS
BABEL
LA VIE DES AUTRES
samedi 2 février 2008
Mémoire
Nicolas Boukhrief nous avait habitués à mieux. D’où la petite déception après la vision de son dernier film CORTEX, et ce principalement à cause d’une conclusion peu convaincante.
Mention spéciale tout de même à André Dussollier parfaitement immergé dans le rôle du résident atteint d’Alzheimer d’une maison de retraités médicalisée.
CORTEX reste un film d’ambiance intéressant qui aurait peut être dut rester de ce côté sans flirter avec le thriller en laissant les meurtres perpétués dans le domaine du fantasme, sans en trouver d’issue, en laissant supposer qu’ils n’aient été que le fruit de l’imagination de cet inspecteur à la retraite.
On attend le prochain film de Nicolas Boukhrief malgré tout avec impatience.
jeudi 31 janvier 2008
Avec ou sans amour
Le film parle de solitude, d’amour, de célibat, de couple, de rupture, de vieillesse et finalement nous parle et nous montre que parfois les plus seuls ne sont pas ceux qu’on croit. Parfois léger, parfois grave, drôle, émouvant le film est magnifiquement écrit et ce n’est pas une surprise quand on sait que le scénario original est signé Anne Le Ny qui avait déjà signé (à l’écriture et à la réalisation) le superbe CEUX QUI RESTENT.
Ici, encore de très émouvante scènes dans lesquels un regard, une pointe d’émotion, une larme retenue peuvent en modifier l’issue.
L’Art de rien
Finalement on ressort de la séance avec un agréable sentiment de bien être dont Juliette Binoche, absolument sublime et d’une justesse rare, ne doit pas être étrangère.