jeudi 31 janvier 2008

Reconstruction

NOS SOUVENIRS BRULES. Comme ces souvenirs qui nous empêchent d’avancer, d’ouvrir les portes qu’on bloque et qui nous éloignent du bonheur.
Le dernier film de Susanne Bier a ceci d’envoutant qu’il nous rappelle forcement notre propre vie. Ici celle de deux êtres qui tentent, l’une après avoir perdu tragiquement son mari, l’autre, le meilleur ami du défunt, qui traine un passé d’héroïnomane, de se reconstruire ensemble. Mais cette reconstruction aurait très bien pu être la notre après une rupture ou un échec social.
La réalisatrice, qui sait admirablement saisir l’essentiel avec ses magnifiques gros plans, a su éviter les pièges d’une telle histoire. Ici point de romance entre nos héros malheureux.
La première partie, qui expose l’intrigue et les personnages est une réussite car en refusant une linéarité scénaristique grâce à d’habiles flashs back désordonnés, elle permet de comprendre immédiatement le rôle de l’absent pour les deux personnages principaux, Halle Berry et Benicio Del Toro.
Les deux comédiens nous offrent d’ailleurs une superbe prestation, digne de leur performance dans
A L’OMBRE DE LA HAINE pour l’actrice et de 21 GRAMMES pour l’acteur.
Au final un film qui nous renvoie cette question : avons-nous tout fait pour accepter le bonheur ?

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